lundi 22 septembre 2008

Le Temsp


«Le politique devrait réprimander Nestlé!»

«Le politique devrait réprimander Nestlé!»

Paru le Lundi 22 Septembre 2008 
   ISABELLE STUCKI    

ActuelINTERVIEW - Engagé contre la privatisation de l'eau, le Brésilien Franklin Frederick est scandalisé par le «Nestlégate» et par le peu de réactions que l'affaire suscite dans la sphère politique. 
Il est indigné, Franklin Frederick, lui qui se bat contre Nestlé pour sauver le parc d'eau de São Lourenço, au Brésil. Voici trois mois, l'émission Temps Présent révélait que Nestlé avait mandaté l'entreprise Securitas pour infiltrer le groupe Attac-Vaud. En possession du rapport, Franklin Frederick constate que l'opération le touche de près. Et qu'elle est remontée jusque dans son pays. Pour le militant, ce n'est pas le pire: la faible levée de boucliers face à cette affaire «gravissime» le choque. Entretien. 


Qu'est-ce qui vous frappe dans ce rapport?

Franklin Frederick: Sa réalisation est très professionnelle. Sa première page s'ouvre sur le 2 septembre 2003. Il est question de l'organisation du Forum social suisse qui a eu lieu à Fribourg en septembre 2003 et auquel j'allais être invité pour parler du cas de Nestlé au Brésil. La dernière page du rapport est datée du 16 mai 2004. L'opération d'espionnage ayant duré plus d'une année, ce rapport est incomplet. Et comme nous n'avons pas reçu une réponse positive à la demande de notre avocat d'obtenir tous les documents, ce que nous avons entre les mains n'est que la pointe visible de l'iceberg. 

Etiez-vous spécialement visé?

En tant que défenseur de l'eau au Brésil, j'étais une cible de cette opération, autant qu'Attac ou que les Colombiens, mentionnés dans le rapport. La quantité et le détail des informations sur ce qui se passe au Brésil et sur ma personne s'accroissent au fur et à mesure du document. Même mon entrée en Suisse, qui s'est faite par Neuchâtel – où les militants d'Attac ont défendu la source de Bevaix contre Nestlé–, est citée. L'agente de Securitas avait des contacts réguliers avec Nestlé. Peu à peu, son travail s'est focalisé sur le forum Nestlé que Attac, la Déclaration de Berne, Greenpeace et moi-même avons organisé en juin 2004 à Vevey. 
Pour la première fois, des gens de multiples provenances se sont retrouvés pour mettre leurs savoirs en commun et parler des lieux où Nestlé pose des problèmes. Nous avons réalisé que ces cas ne sont pas uniques: Nestlé a un modèle, toutes ces situations sont similaires et appartiennent à la politique globale de Nestlé, décidée en Suisse. 

Quel était l'intérêt pour Nestlé de vous espionner?

Pourquoi est-ce que Nestlé a décidé d'espionner Attac-Vaud? Certes, il y a le livre très important que le groupe écrivait sur Nestlé. Mais une des grandes motivations de la multinationale était d'obtenir, par le biais d'Attac, des renseignements sur ce que les groupes de résistance font au Brésil et en Colombie. Dans ces pays, les informations fournies par le rapport, dont mon e-mail, peuvent avoir une utilité concrète. Nestlé était en mesure de coordonner ses activités, de devancer nos stratégies et d'adapter les siennes. Si Nestlé connaît mes contacts, je ne sais pas quel genre de pressions, notamment auprès des politiciens, peuvent être exercées au Brésil: ce pays a une tradition démocratique plus faible que celle de la Suisse. 

Vous dites que les faits de 2004 viennent de s'éclairer...

Au début de 2004, j'annonçais à Attac et à l'espionne inclue dans notre liste d'adresses que je viendrais en Suisse pour le Public Eye et l'Open Forum, événements organisés en parallèle au Forum économique mondial de Davos. J'ai sollicité, en vain, un entretien avec Nestlé. Mais à l'Open Forum, j'ai pu m'adresser à Peter Brabeck (ancien directeur général de Nestlé, ndlr). Comme il avait été renseigné, il savait que je serais là. Il était préparé. Il a alors annoncé cette nouvelle inattendue: l'usine de São Lourenço, située dans le parc d'eau que je défends, serait fermée et le pompage cesserait. En même temps, avec une parfaite synchronisation qui n'aurait pas pu avoir lieu sans les informations de l'espionne, Nestlé établissait des contacts avec le gouvernement de l'Etat de Minas Gerais, où se trouve São Lourenço. Nestlé a conclu un «gentlemen's agreement» pour y rester. Le jour où la presse suisse racontait notre «victoire», l'Etat du Minas Gerais annonçait un accord avec Nestlé: la multinationale s'était racheté le droit de rester... 

Pourquoi le groupe Nestlé userait-il d'une telle stratégie?

La presse suisse avait passablement médiatisé le cas du Brésil. La multinationale déteste cette visibilité que lui confèrent les médias quand ils la critiquent. Nestlé subissait une sorte de pression de la part des églises nous soutenant et de la presse. Annoncer que le cas était résolu ferait taire tout le monde. 


Le soutien de certaines églises dérange-t-il Nestlé?

Oui. Quand les critiques proviennent d'ONG cataloguées à gauche, Nestlé est habituée à riposter. Mais les remarques des églises ont un poids différent. Nestlé ne peut y répliquer de la même façon. Les diverses églises de Suisse qui épaulent notre lutte contre la privatisation de l'eau, dont l'Eglise réformée de Berne ont émis des critiques. A mesure que ces remarques se multipliaient, je devenais une cible plus importante pour Nestlé. 


Comment percevez-vous les réactions suscitées par l'affaire?

Le manque de réactions fortes face à ce scandale est un scandale en soi! Un débat public devrait absolument avoir lieu. Que font les politiciens? Une réponse très sévère à l'attitude de Nestlé est nécessaire. Ce genre de pratiques est à bannir définitivement: quand cela commence, on se retrouve dans une zone trouble et dangereuse. 


Craignez-vous votre retour au Brésil?

La lecture des rapports et le fait que la multinationale se donne le droit de poursuivre de telles opérations si elle se sent menacée m'inquiètent. Jusqu'à quel niveau suis-je surveillé dans mon pays? Je ne me sens pas en sécurité. Une limite a été franchie. C'est très grave: en Amérique latine, nous savons où ce type d'espionnage conduit! En l'occurrence, il me semble qu'un citoyen suisse ne peut être menacé physiquement. Mais il n'en va pas de même en Colombie et au Brésil.


vendredi 25 juillet 2008

Interessenkonflikte im neuen Stiftungsrat von Heks befürchtet

Nestlé-Chef im Heks-Stiftungsrat

Nestlé-Chef im Heks-Stiftungsrat


Von: Damian Bugmann in Zeitpunkt


Der Generaldirektor von Nestlé Schweiz sitzt neu im Stiftungsrat des Hilfswerks der Evangelischen Kirchen Schweiz (Heks). Dagegen wehren sich engagierte Christen. Einen Interessenkonflikt kann Heks-Stiftungsratspräsident Claude Ruey nicht sehen.

 

 

Decorvet sei nicht als Nestlé-Vertreter, sondern als Privatmann und „kompetenter, entwicklungspolitisch versierter und kirchennaher Manager“ (Kirchenzeitschrift „reformiert.“) gewählt worden, so Ruey. Neben der internationalen Erfahrung sei vor allem das bisherige berufliche, kirchliche und soziale Engagement von Decorvet ein glaubwürdiger Grund für die Wahl, sagte Thomas Wipf, Präsident des Rates des Schweizerischen Evangelischen Kirchenbunds SEK.

 

Kommerzielle, antigewerkschaftliche Politik

Der neue Chef von Nestlé Schweiz war in den vergangenen 17 Jahren in Asien für Nestlé tätig. Der 42-jährige Pastorensohn Decorvet leitete nach Stationen in Malaysia, Taiwan, Hongkong und China seit 2004 Nestlé Pakistan. Die Gesellschaft konnte in den letzten drei Jahren ihre Umsätze in Pakistan verdoppeln. „Unter Entwicklungsexperten ist die forcierte Kommerzialisierung der Milchwirtschaft in Pakistan durch den Nahrungsmulti umstritten, weil diese bislang Grundpfeiler der Selbstversorgung war“, stand im Tages Anzeiger. Und: „Laut dem internationalen Gewerkschaftsverband der Lebensmittelindustrie IUF wehrte man sich in zwei Fabriken erfolgreich gegen eine Praxis von Nestlé Asien: Arbeitnehmern sei nach einer ‚unechten’ Beförderung untersagt worden, in der Gewerkschaft zu bleiben.“

 

Wie Vasella im Unia-Vorstand

„Nestlé ist ein Nahrungsmittelkonzern - Heks unterstützt Landarbeiterinnen und deren Gewerkschaften in Drittweltländern. Nestlé treibt die Privatisierung des Wassers voran – Heks sieht Wasser als öffentliches Gut“, sagt der Berner Pfarrer Jürg Liechti in einem Streitgespräch mit Claude Ruey in „reformiert.“. Und fasst zusammen: „Heks und Nestlé vertreten nicht bloss unterschiedliche, sondern gegensätzliche Positionen. Die Wahl des Chefs von Nestlé Schweiz in den Heks-Stiftungsrat ist, wie wenn Novartis-Chef Daniel Vasella Einsitz nehmen würde in den Vorstand der Gewerkschaft Unia.“

In einer früheren Nummer derselben Zeitschrift wurde ein ähnlicher Vergleich gebraucht: Decorvet sei als Stiftungsrat «so deplatziert wie ein Umweltaktivist in einer Erdölgesellschaft».

 

Anwaltschaftliche Position in Gefahr

„Die Gefahr ist gross, dass das Heks als Hilfswerk, das sich für Arme und Ausgeschlossene einsetzt, dadurch seine pointierte anwaltschaftliche Position einschränkt“, meinen die 50 Unterzeichnenden der Unterschriftensammlung, die von Frauen aus der Berner Landeskirche initiiert wurde. Diese Position sei gerade für Nichtregierungsorganisationen zentral, die sich in Agrarprojekten in Entwicklungsländern engagierten, meint François Meienberg, Programmverantwortlicher «Ernährung und Landwirtschaft» bei der Erklärung von Bern.

 

Babymilchskandal und Wasserausbeutung

„Nestlé hat mit seinen Unternehmungen in Entwicklungsländern durch den Ankauf von Rohstoffen, den Verkauf von Produkten und auch als Arbeitgeberin eine grosse entwicklungspolitische Verantwortung, die sie nicht konsequent wahrnimmt.“ Meienberg erinnert auch an den Babymilchskandal, an Nestlés Profit mit Kaffee auf Kosten von Kleinbauern oder an die Wasserausbeutung in São Lourenço (Brasilien), die eine Quelle versiegen liess. Solche Missstände beobachten, beurteilen und kommunizieren könne nur eine Organisation, die unabhängig sei. „Von Nestlé würden wir nie Spendengelder annehmen“, so Meienberg.

 

 

Mehr Informationen:

 

Tages Anzeiger

 

reformiert.-Streitgespräch

 

Reformierte Presse

mardi 22 juillet 2008

Nestlé-Chef sorgt mit Heks-Job für Wirbel



22. Juli 2008, 17:47 – Von Michael Meier

Die Wahl von Nestlé-Schweiz-Chef Roland Decorvet in den Heks-Stiftungsrat stösst auf Widerstand. Manche fürchten, das kirchliche Hilfswerk verkomme zur Fundraising-Institution.

«Ich habe keinerlei Absicht zurück zu treten, im Gegenteil. Heks und der Schweizerische Evangelische Kirchenbund SEK haben mir in den letzten Wochen verschiedene Male beteuert, dass sie auf mein Engagement zählen.» Das sagt auf Anfrage der Direktor von Nestlé Schweiz, Roland Decorvet, den die Abgeordnetenversammlung des SEK in den Stiftungsrat des evangelischen Hilfswerks gewählt hat.

Ein engagierter Pfarrerssohn

Das war Ende Juni. Seither werden die Protestnoten gegen die Wahl immer zahlreicher. Sie sprechen von einer institutionellen Unverträglichkeit: Die Interessen des Weltkonzerns Nestlé seien unvereinbar mit den Interessen eines kirchlichen Hilfswerks, monieren etwa die Organisatoren der Politischen Abendgottesdienste.

Den Bittstellern zum Trotz sehen SEK und Heks keinen Grund, die Wahl zu überdenken. Immerhin will die Exekutive (Synodalrat) der Kirchen Bern-Jura-Solothurn laut ihrem Sprecher Thomas Gehrig das Thema erörtern – nach den Sommerferien. Bei der Wahl hätten sich die Abgeordneten aus Bern der Stimme enthalten, auch darum, weil sie von Decorvets Kandidatur erst im letzten Moment erfahren hätten. SEK-Sprecher Simon Weber meint demgegenüber, die Versammlung habe genügend Zeit gehabt, über die Wahl nachzudenken. So hätten die Abgeordneten den in der Waadtländer Kirche engagierten Pfarrerssohn einstimmig und oppositionslos gewählt.

Kritische Stimmen wurden in der Tat erst hinterher laut. Das Guatemala-Netz Zürich erinnert in einer Briefaktion daran, wie der Riese Nestlé einen Spitzel in die kleine globalisierungskritische Organisation ATTAC einschleuste, nur weil diese ein kritisches Büchlein über den Globalplayer vorbereitete. Mit einem Nestlé-Manager im Stiftungsrat könne sich Heks künftig nicht mehr glaubwürdig für die Achtung der Menschenrechte oder einen kostengünstigeren Zugang der Verarmten zum Trinkwasser einsetzen.

Nestlés aggressive Privatisierungspolitik beim Wasser ist auch Gegenstand der Unterschriftensammlung von Marianne Spiller, einer der fünf Schweizerinnen, die zusammen mit 1000 Frauen 2005 für den Friedensnobelpreis vorgeschlagen wurde. Sie erinnert daran, dass der SEK die ökumenische Erklärung zum Wasser als Menschenrecht und öffentliches Gut unterzeichnet habe. Nestlé indessen treibe weltweit riesige Geschäfte mit Trinkwasser, kaufe Trinkwasserquellen auf und verkaufe Flaschenwasser in der ganzen Welt.

Die Schweizerin, die sich in Brasilien um Strassenkinder kümmert, wirft Decorvet vor, er selber habe als vormaliger Generaldirektor von Nestlé Pakistan eine umstrittene Milchkommerzialisierung vorangetrieben. Überhaupt stünden die Interessen des Nahrungsmulti, der kleinbäuerliche Strukturen der Selbstversorgung zerstöre und mit eigenen Produkten regionale Erzeugnisse verdränge, ganz im Widerspruch zu der vom Heks propagierten Ernährungssouveränität.

Heks-Direktor Ueli Locher erhofft sich offenbar, dass Decorvet dem Hilfswerk bisher verschlossene Türen zu Wirtschaftskreisen öffnet. Auf Anfrage versichert er, man habe Decorvet als Privatperson gewählt: «Mich interessiert nicht so sehr, wo jemand arbeitet, sondern ob er unsere Werte überzeugt mitträgt.» Das Hilfswerk brauche einen Finanzexperten. Seit den 90er Jahre gebe es einen Trend zur Professionalisierung der Hilfswerk-Stiftungsräte. Im übrigen habe die Ethos-Stiftung Nestlé eben ein gutes Rating punkto Sozialverträglichkeit und Nachhaltigkeit ausgestellt. Locher versichert, im Heks finde keine Kehrtwende statt: «Wir werden weiterhin kritisch sein.»

Immer weniger kirchlich

Doch das wird extern wie intern bezweifelt. Man fürchtet, dass das Heks zur reinen Fundraising-Institution wird, die nur noch mit der Deza und der Glückskette zusammenarbeitet und den Charakter eines kirchlichen Hilfswerks mehr und mehr verliert – und damit auch seine Verankerung in den Kirchgemeinden. Im neuen Strategie-Papier heisst es zwar, dass das Hilfswerk seine Präsenz in den Kirchgemeinden verstärken will und eine grössere Nähe zu den Mitgliedern der Landeskirche sucht.

In der Praxis sieht das freilich anders aus. In der 7-köpfigen Heks-Geschäftsleitung gibt es nur noch einen Theologen. Locher selber ist kein Kirchenmann. Im Strategiepapier fehlt zudem jeglicher Hinweis auf die ökumenische Bewegung oder die Befreiungstheologie, die für progressiv ausgerichtete kirchliche Hilfswerke eine wichtige Referenz ist. Ein im Dezember verschickter Spendenaufruf kommt ohne Verweis auf die Advents- und Weihnachtszeit aus. Und ein Mailing im Juni ruft angesichts der Hungerkrise zu mehr Spenden auf, ohne die (preis-)politischen Hintergründe zu erörtern.

Kritische Beobachter überrascht das wenig – weil sich der SEK immer wieder neu zu profilieren versucht, etwa mit dem Open Forum Davos. An die Dialogplattform hat der Kirchebund Nestlé-Welt-Chef Peter Brabeck und andere illustre Wirtschaftsführer eingeladen. Statt dass die Kirche am Open Forum als Anwältin der Armen Partei ergreife, gebe sich der SEK als Moderator mit Scheindialogen zufrieden, monierten die Kritiker fast gleich lautend wie jetzt bei der Wahl von Roland Decorvet.

jeudi 17 juillet 2008

L'entêtement de l'ODM l'empêche de faire le deuil de sa famille

Cas 043 / - Au bénéfice d'une admission provisoire depuis 2002, "Makaya" a dû mener près de 15 mois de bataille juridique avec l'ODM pour obtenir un visa de retour afin de finalement pouvoir se rendre au Congo et se recueillir sur les tombes de sa fille et de sa soeur.