jeudi 30 octobre 2008
Verunsicherte Heks-Spender begehren auf
Vierzig Jahre lang hat die pensionierte Zürcher Pfarrerin Leni Altwegg Monat für Monat dem Heks treu gespendet: nämlich drei Prozent ihrer Lohnsumme. Jetzt hat die altgediente Drittweltengagierte ihre Zahlungen ans Hilfswerk der Evangelischen Kirchen Schweiz (Heks) vorläufig sistiert. Die Wahl Roland Decorvets, Generaldirektor Nestlé Schweiz, in den Heks-Stiftungsrat zeige «eine Tendenz zur schleichenden Anpassung an die Mächte dieser Welt». Und das könne sie nicht mittragen, so Leni Altwegg.
«Wir wissen nicht, wie wir diese Wahl vor unsern Kirchenmitgliedern vertreten können», erklärt Dieter Sollberger, reformierter Pfarrer in Horgen ZH: «Wie zwei so verschiedene Schuhe zusammengehen sollen – hier der Weltkonzern, dort das kleine Hilfswerk –, ist uns ein Rätsel.» Bis dato durfte das Hilfswerk auf jährlich 40 000 Spendenfranken und regelmässige Kollekten aus Horgen zählen. «Wir sind seit Jahrzehnten loyal zum Heks – und möchten das bleiben: Aber wir sehen Erklärungsbedarf in der Wahl des Nestlé-Chefs», so Sollberger.
Verunsicherung. Horgen als Kirchgemeinde und Leni Altwegg als Einzelspenderin sind keine Sonderfälle: Das Heks wird derzeit mit Post zum Fall Decorvet eingedeckt. «Die Wahl verunsichert viele Pfarrpersonen und entwicklungspolitisch Engagierte», ist in einem offenen Brief der Ökumene-, Mission- und Entwicklungsbeauftragten (OeME) an den Schweizerischen Evangelischen Kirchenbund (SEK) zu lesen. Nestlé gewinne durch die Partnerschaft mit dem Heks «an ethischem Ansehen» und poliere so sein Image auf.
Und das kann der Nahrungsmittelkonzern brauchen. Denn er ist in die Schlagzeilen geraten: wegen einer publik gewordenen Bespitzelung der globalisierungskritischen Gruppe Attac-Waadt durch eine Securitas-Agentin – im Auftrag von Nestlé.
Bespitzelung. Und just diese zum Gerichtsfall avancierte Spionageaffäre, die auf die Jahre 2003 / 2004 zurückgeht, als Decorvet noch nicht Nestlé-Chef war, färbt jetzt auch auf die Auseinandersetzung rund um dessen Wahl in den Heks-Stiftungsrat ab.
Ende August zitierte die «Wochenzeitung» (WoZ) Passagen aus einem 77-seitigen Protokoll der Securitas-Spionin, das Nestlé Schweiz einem Waadtländer Zivilgericht hat aushändigen müssen. Danach interessierte sich die Spitzelin insbesondere auch für Reisen des brasilianischen Wasseraktivisten Franklin Frederick in die Schweiz. Dieser kämpfte damals gegen das Ansinnen von Nestlé, brasilianische Mineralquellen im Bundesstaat Gerais zu privatisieren und das Wasser unter dem Label «Pure Life» zu vermarkten. Erfolgreich notabene: Der Konzern gab den Plan auf.
Pikant: Franklin Frederick war und ist auch Fachexperte kirchlicher Gremien, namentlich der Fachstelle OeME der reformierten Kirchen Bern-Jura-Solothurn: So beteiligte sich Frederick etwa an der Ausarbeitung der «Ökumenischen Erklärung zum Wasser als Menschenrecht». In diesem Dokument erklären der Schweizer Evangelische Kirchenbund (SEK) und die Schweizer Bischofskonferenz gemeinsam mit den brasilianischen Kirchen, Wasser sei «grundsätzlich ein gemeinsames Gut, das nicht zu privatisieren ist».
Befragung. Jetzt fordert Franklin Frederick Nestlé Schweiz zur Stellungnahme auf, wie er gegenüber «reformiert.» erklärt: «Ich will wissen, ob auch mein E-Mail-Verkehr überwacht worden ist und ob die Observierung bis heute weitergeht.» Und auch Albert Rieger, Leiter der Berner Fachstelle OeME, will eine Klärung: «Ich erwarte, dass Herr Decorvet in seiner Doppelfunktion als Nestlé-Direktor und Heks-Stiftungsrat das ganze Ausmass der Bespitzelung offenlegt. Wurden auch Kirchenmitarbeiter in der Schweiz ausspioniert?»
«reformiert.» hat Roland Decorvet die Fragen unterbreitet, allerdings bis Redaktionsschluss keine Antworten erhalten – wegen Ferienabwesenheit, so die Auskunft aus Vevey.
Rechtfertigung. Was sagt der SEK als zuständige Wahlbehörde zur wachsenden Kritik? Wenig Neues. SEK-Sprecher Simon Weber betont, Roland Decorvet sei «demokratisch und korrekt» gewählt worden. Und Heks-Geschäftsführer Ueli Locher unterstreicht, Decorvet sitze als «Privatperson» im Stiftungsrat. Der Nestlé-Chef teile «als Christ und Mensch» die Heks-Werte.
Ob die Antworten von SEK und Heks auf die Fragen der verunsicherten Basis genügen, wird sich zeigen. Denn inzwischen haben sich auch reformierte Kantonalkirchen zu Wort gemeldet. «Wir haben die symbolische Bedeutung der Wahl unterschätzt», sagt etwa die Zürcher Kirchenrätin Jeanne Pestalozzi selbstkritisch. Die Kirchenregierung wünsche eine öffentliche Aussprache zwischen SEK, Heks und Kritikern. Und die Berner Synodalrätin Pia Grossholz meint: «Roland Decorvet ist nicht in die Nestlé-Spitzelaffäre involviert: Aber er sollte klar dazu Stellung nehmen – und so zeigen, dass er den Rollenkonflikt Nestlé-Heks meistern kann.» Samuel Geiser
lundi 22 septembre 2008
Le Temsp
«Le politique devrait réprimander Nestlé!»
«Le politique devrait réprimander Nestlé!»
Paru le Lundi 22 Septembre 2008INTERVIEW - Engagé contre la privatisation de l'eau, le Brésilien Franklin Frederick est scandalisé par le «Nestlégate» et par le peu de réactions que l'affaire suscite dans la sphère politique.
Il est indigné, Franklin Frederick, lui qui se bat contre Nestlé pour sauver le parc d'eau de São Lourenço, au Brésil. Voici trois mois, l'émission Temps Présent révélait que Nestlé avait mandaté l'entreprise Securitas pour infiltrer le groupe Attac-Vaud. En possession du rapport, Franklin Frederick constate que l'opération le touche de près. Et qu'elle est remontée jusque dans son pays. Pour le militant, ce n'est pas le pire: la faible levée de boucliers face à cette affaire «gravissime» le choque. Entretien.
Qu'est-ce qui vous frappe dans ce rapport?
Franklin Frederick: Sa réalisation est très professionnelle. Sa première page s'ouvre sur le 2 septembre 2003. Il est question de l'organisation du Forum social suisse qui a eu lieu à Fribourg en septembre 2003 et auquel j'allais être invité pour parler du cas de Nestlé au Brésil. La dernière page du rapport est datée du 16 mai 2004. L'opération d'espionnage ayant duré plus d'une année, ce rapport est incomplet. Et comme nous n'avons pas reçu une réponse positive à la demande de notre avocat d'obtenir tous les documents, ce que nous avons entre les mains n'est que la pointe visible de l'iceberg.
Etiez-vous spécialement visé?
En tant que défenseur de l'eau au Brésil, j'étais une cible de cette opération, autant qu'Attac ou que les Colombiens, mentionnés dans le rapport. La quantité et le détail des informations sur ce qui se passe au Brésil et sur ma personne s'accroissent au fur et à mesure du document. Même mon entrée en Suisse, qui s'est faite par Neuchâtel – où les militants d'Attac ont défendu la source de Bevaix contre Nestlé–, est citée. L'agente de Securitas avait des contacts réguliers avec Nestlé. Peu à peu, son travail s'est focalisé sur le forum Nestlé que Attac, la Déclaration de Berne, Greenpeace et moi-même avons organisé en juin 2004 à Vevey.
Pour la première fois, des gens de multiples provenances se sont retrouvés pour mettre leurs savoirs en commun et parler des lieux où Nestlé pose des problèmes. Nous avons réalisé que ces cas ne sont pas uniques: Nestlé a un modèle, toutes ces situations sont similaires et appartiennent à la politique globale de Nestlé, décidée en Suisse.
Quel était l'intérêt pour Nestlé de vous espionner?
Pourquoi est-ce que Nestlé a décidé d'espionner Attac-Vaud? Certes, il y a le livre très important que le groupe écrivait sur Nestlé. Mais une des grandes motivations de la multinationale était d'obtenir, par le biais d'Attac, des renseignements sur ce que les groupes de résistance font au Brésil et en Colombie. Dans ces pays, les informations fournies par le rapport, dont mon e-mail, peuvent avoir une utilité concrète. Nestlé était en mesure de coordonner ses activités, de devancer nos stratégies et d'adapter les siennes. Si Nestlé connaît mes contacts, je ne sais pas quel genre de pressions, notamment auprès des politiciens, peuvent être exercées au Brésil: ce pays a une tradition démocratique plus faible que celle de la Suisse.
Vous dites que les faits de 2004 viennent de s'éclairer...
Au début de 2004, j'annonçais à Attac et à l'espionne inclue dans notre liste d'adresses que je viendrais en Suisse pour le Public Eye et l'Open Forum, événements organisés en parallèle au Forum économique mondial de Davos. J'ai sollicité, en vain, un entretien avec Nestlé. Mais à l'Open Forum, j'ai pu m'adresser à Peter Brabeck (ancien directeur général de Nestlé, ndlr). Comme il avait été renseigné, il savait que je serais là. Il était préparé. Il a alors annoncé cette nouvelle inattendue: l'usine de São Lourenço, située dans le parc d'eau que je défends, serait fermée et le pompage cesserait. En même temps, avec une parfaite synchronisation qui n'aurait pas pu avoir lieu sans les informations de l'espionne, Nestlé établissait des contacts avec le gouvernement de l'Etat de Minas Gerais, où se trouve São Lourenço. Nestlé a conclu un «gentlemen's agreement» pour y rester. Le jour où la presse suisse racontait notre «victoire», l'Etat du Minas Gerais annonçait un accord avec Nestlé: la multinationale s'était racheté le droit de rester...
Pourquoi le groupe Nestlé userait-il d'une telle stratégie?
La presse suisse avait passablement médiatisé le cas du Brésil. La multinationale déteste cette visibilité que lui confèrent les médias quand ils la critiquent. Nestlé subissait une sorte de pression de la part des églises nous soutenant et de la presse. Annoncer que le cas était résolu ferait taire tout le monde.
Le soutien de certaines églises dérange-t-il Nestlé?
Oui. Quand les critiques proviennent d'ONG cataloguées à gauche, Nestlé est habituée à riposter. Mais les remarques des églises ont un poids différent. Nestlé ne peut y répliquer de la même façon. Les diverses églises de Suisse qui épaulent notre lutte contre la privatisation de l'eau, dont l'Eglise réformée de Berne ont émis des critiques. A mesure que ces remarques se multipliaient, je devenais une cible plus importante pour Nestlé.
Comment percevez-vous les réactions suscitées par l'affaire?
Le manque de réactions fortes face à ce scandale est un scandale en soi! Un débat public devrait absolument avoir lieu. Que font les politiciens? Une réponse très sévère à l'attitude de Nestlé est nécessaire. Ce genre de pratiques est à bannir définitivement: quand cela commence, on se retrouve dans une zone trouble et dangereuse.
Craignez-vous votre retour au Brésil?
La lecture des rapports et le fait que la multinationale se donne le droit de poursuivre de telles opérations si elle se sent menacée m'inquiètent. Jusqu'à quel niveau suis-je surveillé dans mon pays? Je ne me sens pas en sécurité. Une limite a été franchie. C'est très grave: en Amérique latine, nous savons où ce type d'espionnage conduit! En l'occurrence, il me semble qu'un citoyen suisse ne peut être menacé physiquement. Mais il n'en va pas de même en Colombie et au Brésil.
vendredi 25 juillet 2008
Nestlé-Chef im Heks-Stiftungsrat
Nestlé-Chef im Heks-Stiftungsrat
Von: Damian Bugmann in Zeitpunkt
Der Generaldirektor von Nestlé Schweiz sitzt neu im Stiftungsrat des Hilfswerks der Evangelischen Kirchen Schweiz (Heks). Dagegen wehren sich engagierte Christen. Einen Interessenkonflikt kann Heks-Stiftungsratspräsident Claude Ruey nicht sehen.
Decorvet sei nicht als Nestlé-Vertreter, sondern als Privatmann und „kompetenter, entwicklungspolitisch versierter und kirchennaher Manager“ (Kirchenzeitschrift „reformiert.“) gewählt worden, so Ruey. Neben der internationalen Erfahrung sei vor allem das bisherige berufliche, kirchliche und soziale Engagement von Decorvet ein glaubwürdiger Grund für die Wahl, sagte Thomas Wipf, Präsident des Rates des Schweizerischen Evangelischen Kirchenbunds SEK.
Kommerzielle, antigewerkschaftliche Politik
Der neue Chef von Nestlé Schweiz war in den vergangenen 17 Jahren in Asien für Nestlé tätig. Der 42-jährige Pastorensohn Decorvet leitete nach Stationen in Malaysia, Taiwan, Hongkong und China seit 2004 Nestlé Pakistan. Die Gesellschaft konnte in den letzten drei Jahren ihre Umsätze in Pakistan verdoppeln. „Unter Entwicklungsexperten ist die forcierte Kommerzialisierung der Milchwirtschaft in Pakistan durch den Nahrungsmulti umstritten, weil diese bislang Grundpfeiler der Selbstversorgung war“, stand im Tages Anzeiger. Und: „Laut dem internationalen Gewerkschaftsverband der Lebensmittelindustrie IUF wehrte man sich in zwei Fabriken erfolgreich gegen eine Praxis von Nestlé Asien: Arbeitnehmern sei nach einer ‚unechten’ Beförderung untersagt worden, in der Gewerkschaft zu bleiben.“
Wie Vasella im Unia-Vorstand
„Nestlé ist ein Nahrungsmittelkonzern - Heks unterstützt Landarbeiterinnen und deren Gewerkschaften in Drittweltländern. Nestlé treibt die Privatisierung des Wassers voran – Heks sieht Wasser als öffentliches Gut“, sagt der Berner Pfarrer Jürg Liechti in einem Streitgespräch mit Claude Ruey in „reformiert.“. Und fasst zusammen: „Heks und Nestlé vertreten nicht bloss unterschiedliche, sondern gegensätzliche Positionen. Die Wahl des Chefs von Nestlé Schweiz in den Heks-Stiftungsrat ist, wie wenn Novartis-Chef Daniel Vasella Einsitz nehmen würde in den Vorstand der Gewerkschaft Unia.“
In einer früheren Nummer derselben Zeitschrift wurde ein ähnlicher Vergleich gebraucht: Decorvet sei als Stiftungsrat «so deplatziert wie ein Umweltaktivist in einer Erdölgesellschaft».
Anwaltschaftliche Position in Gefahr
„Die Gefahr ist gross, dass das Heks als Hilfswerk, das sich für Arme und Ausgeschlossene einsetzt, dadurch seine pointierte anwaltschaftliche Position einschränkt“, meinen die 50 Unterzeichnenden der Unterschriftensammlung, die von Frauen aus der Berner Landeskirche initiiert wurde. Diese Position sei gerade für Nichtregierungsorganisationen zentral, die sich in Agrarprojekten in Entwicklungsländern engagierten, meint François Meienberg, Programmverantwortlicher «Ernährung und Landwirtschaft» bei der Erklärung von Bern.
Babymilchskandal und Wasserausbeutung
„Nestlé hat mit seinen Unternehmungen in Entwicklungsländern durch den Ankauf von Rohstoffen, den Verkauf von Produkten und auch als Arbeitgeberin eine grosse entwicklungspolitische Verantwortung, die sie nicht konsequent wahrnimmt.“ Meienberg erinnert auch an den Babymilchskandal, an Nestlés Profit mit Kaffee auf Kosten von Kleinbauern oder an die Wasserausbeutung in São Lourenço (Brasilien), die eine Quelle versiegen liess. Solche Missstände beobachten, beurteilen und kommunizieren könne nur eine Organisation, die unabhängig sei. „Von Nestlé würden wir nie Spendengelder annehmen“, so Meienberg.
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